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Lectures Classiques

Tout a été dit sur les classiques,
ça ne les empêche pas d'être intéressants (parfois)


Shakespeare : "Hamlet", "Roméo et Juliette", etc...

parce qu'on y fait si souvent référence qu'il vaut mieux savoir ce que c'est réellement.

En l'occurrence, beaucoup plus distrayant, mouvementé voire trash que les drames empesés qu'on pourrait imaginer. Romeo et Juliette, traditionnellement symboles de l'amour pur et ideéal de la jeunesse anéanti par la bêtise du monde, ce sont aussi (surtout?) deux ados travaillés par leurs hormones, qui font toutes les conneries associées à cet âge par rébellion. Quant à Hamlet, il a la vengeance sanglante et inconséquente - une fiancée noyée de désespoir (Ophélie) et un trône vide. Bonjour les classiques, supposément plus éducatifs que les distractions actuelles de la jeunesse...


Machiavel : "Le Prince"

idem. De lecture un peu aride mais concis (j'aime les gens qui savent faire court), excellent guide de l'usage du pouvoir. Très utile pour éviter de se laisser avoir par les manoeuvres des puissants - la connaissance est la meilleure arme contre la manipulation - ou pour leur piquer la place, suivant votre situation et vos inclinations.

A l'usage des écrivains / scénaristes, essentiel si vous voulez que les vilains seigneurs / dictateurs fassent autre chose qu'ordonner à leurs sicaires "Tuez-le, et ramenez-le vivant" d'un air menaçant, et que les chefs des bons ne soient pas juste des bourrins farcis de grands principes qui ne se sortiraient pas vivants de leur tâche s'ils n'avaient pas la providence (et le scénariste) de leur côté.


Oscar Wilde : "Le Portrait de Dorian Gray"

- et quelques autres. Le mot "ironie" a dû être inventé pour lui et ses bons mots. En dehors de cela, Dorian Gray est un personnage fascinant, certes, mais qui a aussi le mérite d'éviter d'être sympathique. D'autre part, les thématiques de l'illusion, de l'art et du mal traitées dans le livre me sont chères. Enfin, lui aussi sait faire court, en général. Et même quand ce n'est pas le cas, vu que j'ai développé récemment un intérêt pour les Préraphaélites et leur époque, ça ne me dérange pas.


Herman Hesse : "Siddhartha"

je ne suis pas fan de "romans initiatiques" plus ou moins mystiques, mais quitte à en lire un, celui-là n'est pas mauvais. Histoire de comprendre un tant soit peu ce qui peut passer par la tête de tous les gens en quête d'absolu, de réponses, de religion ou que sait-je, parce que personnellement ça m'a toujours échappé.

J'ai toujours eu l'intime conviction qu'aucune n'était éternelle (de conviction), et qu'il n'y avait pas de réponse. Les questions philosophiques n'ont d'intérêt que la réflexion qu'elles peuvent engendrer (parce que rien de ce qui fait travailler le cerveau n'est inutile), elles n'appellent pas de réponse, et quiconque pense avoir trouver la vérité ultime ferait bien de se réveiller et de se remettre en question (ça c'est ma dernière conviction en date). Comme c'est plus ou moins la conclusion qu'on peut tirer de ce livre - quoiqu'on reconnaisse un bon guide philosophique à ce qu'il offre autant d'interprétations que de lecteurs -, il ne m'a pas déplu.
Ah oui, pour l'info, Siddhartha est en général un autre nom de Bouddha, mais celui de ce livre est quelqu'un d'autre (il rencontre d'ailleurs Buddha à un moment donné).



Contemporain :


Un mot sur les illustrations...
Je n'avais pas envie d'exhumer l'icônographie classique ni de m'abstenir d'égayer un peu la page, alors j'ai arrêté mon choix sur des portraits plus, euh, contemporains (tu parles!):



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