Extrait du Soulcatcher |
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| L'éditorial apériodique |
4e édition : 21 octobre 1998
edito 1 (mai 1998)
les éditos précédents sont encore disponibles ici:
edito 2 (16 juillet 1998)
edito 3 (6 septembre 1998)
Les sujets:
Ouh quelle jolie surprise pour ce mois d'octobre traditionnellement mélancolique ( non, je ne vous ré-expliquerai pas pourquoi je déteste Halloween, je ne tiens pas à plagier la donzelle de Gremlins ). Ce mois-ci sur Canal + ( que je viens de récupérer après quelques mois de vaches maigres télévisuelles ), c'est "Vampire Princess Miyu" qui va passer dans "Manga Manga" mardi 27. Le manga qui a inspiré ces OAV est l'un des premierpour lesquels j'ai craqué. Les graphismes sont pour le moins épurés mais assez hypnotiques, Miyu est une jeune fille-vampire originale aux yeux dorés, chassant les démons. Et puis, son compagnon Larvae est si beau... (c'est çui qu'a un masque sur l'image. Pas d'bol. C'est rageant.)

Cupidon, dit 'boubouille": J'ai trouvé boubouille! Enfin, plus exactement, boubouille 4. Pour ceux qui auraient raté les éditos précédents (et même ceux qui les ont lus d'ailleurs), je cherchais à mettre la main sur une repro du Cupidon de Bouguereau, qui me rappelle furieusement le genre de peinture très précise que devait faire Marius lorsqu'il avait Armand pour modèle.
Bein ça y est, j'en ai trouvé une (dont voici un détail).
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Il est mougnon tout plein (d'où le terme "boubouille"). Bon, c'est clair qu'on se demande si on doit le trouver adorable ou avoir envie de brûler la peinture et trucider le peintre, mais c'est tout à fait l'impression que me laisse Marius vis-à-vis d'Armand, c'est bien pour ça que je l'ai choisie...
Pour ceux que ça intéresse, une petite recherche sur le Net m'a révélé que le tableau date de 1875 et se trouve au Bridgeman Art Library, à Londres.
"Le Musée du Louvres", j'ai enfin visité une partie de ce monument (à tous les sens du terme). "C'est ça Pawis!", comme on dit avec l'accent US (ou bien "Parisu desu!" comme on dit avec l'accent de Tokyo). Comme d'habitude, les trucs qui m'ont tapé dans l'oeil sont assez... Enfin, pas franchement représentatifs du catalogue. Mais il n'y en avait pas tant que ça. A part les antiquités égyptiennes, bien sûr, où on trouve toujours son compte. Forcément, des gens qui adorent les chats ont par définition bon goût. En plus avec le climat de l'Egypte, c'est très bien conservé.
Qu'est-ce que je voulais dire comme horreur culturelle déjà?
Par exemple que la Victoire de Samothrace m'a donné une irrésistible envie de me percher derrière elle sur la proue en pierre où elle trône, et d'écarter les bras en croix en disant "I'm flying!".
De même que la déesse Hathor (je crois) étendant ses ailes sur un sarcophage doré, un peu plus bas.
Mais rassurez-vous, je me soigne. D'ailleurs la vidéo sort le 14 octobre.
"Le Musée du Louvres, bis": quelques trucs que j'ai admiré (liste non exhaustive, non officielle, et non illustrée pour l'instant parce que j'ai passé six heures à arpenter les couloirs et que j'étais trop crevée pour faire les boutiques sous la Pyramide en sortant):
- "La jeune martyre", de Paul Delaroche (1797 - 1856), dans la même salle que le "radeau de la Méduse" (de Géricault), la "mort de Sardanapale" (... euh?... du même? 'M'souviens plus) et la "Victoire guidant le peuple" (de Delacroix), parmi les peintures monumentales françaises, 'pouvez pas rater la salle si vous y passez. Pour en revenir au tableau proprement dit, les couleurs sont très belles et le thème me rappelle grandement une "Ophélie" surréaliste - je crois - qui illustrait un bouquin de français du temps de ma prime jeunesse. Je ne me souviens plus de l'auteur de cette toile-là, par contre.
- la déesse Neith, dans les antiquités égyptiennes, mais ça c'est autant sentimental qu'esthétique de ma part.
- une statuette de Satan, je ne sais plus où. Il me semble que ça datait du 18e siècle. Très ressemblant avec ses ailes de chauve-souris lui faisant une alcôve privée.
"Le Musée du Louvres, ter": le Louvres et Armand (mon vampire préféré):
- il y a là-bas - au Louvres - une "Vierge à l'enfant", la peinture de Leonard de Vinci où se trouve un ange (Uriel), qui est probablement celui auquel Anne Rice faisait allusion en décrivant Armand comme "un ange de Vinci", puisque c'est quasiment le seul qu'ait représenté Leonardo (le peintre italien. Pas la tortue ninja ni l'acteur qui jouait dans le film plein d'eau qui durait trois heures, et qui, censément, aurait donné un de ses premiers coups de pieds devant le-dit tableau - ou un autre du même peintre, dans le même musée).
- il y a aussi, pas loin de quelques tableaux du Caravage (pas le "Cupidon" que citait aussi Anne Rice, mais la "Diseuse de bonne aventure" et deux autres), un tableau d'un certain Agnolo di Cosimo di Mariano, dit "Bronzino", appelé "Portrait d'homme tenant une statuette". Ca aussi m'a rappelé Armand. Mais je ne sais pas trop pourquoi. Mis à part son air sérieux, et le fait qu'il n'est pas trop moche.
- une épitaphe trouvée sur la tombe d'un jeune homme, datant du 1er ou 2e siècle après J.C., à Abydos (section des antiquités étrusques, si je me souviens). L'épitaphe dit:
" Ma patrie est Lycopolis; je suis Apoll[ôn ou -ôs], qui a perdu la vie sur la terre de Pharos. Pauvre enfant, je fus emporté à l'âge de seize ans, au moment où je dépassais le sixième mois de mon destin prématuré. Maintenant, je suis un serviteur du siège d'Osiris abydénien et je n'ai pas foulé la demeure des morts. Même les enfants des immortels achèvent le sort fixé par le destin, mais ils habitent la plaine élyséenne du bienheureux. C'est là, en compagnie des fils des dieux, que m'a conduit Hermès de Cyllène, qu'il m'a établi, et je n'ai pas bu l'eau du Léthé."
Je suis sûrement une incurable sentimentale doublée d'une panthéiste non moins incurable ('jamais pu me faire à l'idée de me limiter à un dieu,, surtout que ceux des religions polythéistes sont bien plus drôles), mais j'ai trouvé ça bizarrement captivant.
Du nouveau sur le dernier Miyazaki: Mononoke Hime. D'abord, cela devrait réellement être son dernier film. Ensuite, on n'est pas près de le voir. Bien que, avec d'autres productions du studio Ghibli, le film doive être distribué par Buena Vista (tonton Disney), la sortie est repoussée au mieux à 1999. Et elle ne devrait pas se faire sous le titre "Princesse Mononoke" (pourtant la traduction exacte du titre original), car celui-ci sonne trop comme un titre de dessin animé à 2 balles comme les conspuent les médias bien-pensants.
Dans la série des trucs qui ont frappé mon oeil, la campagne d'affichage des vêtements d'hiver "Cat", notamment celle avec l'étudiante Coréenne sur fond d'aéroport, paraissant glacial. Jolies photos, vraiment. Et au moins les modèles ont l'impression d'avoir vraiment besoin de vêtements chauds. Les affiches de la marque H&M, avec Geena Davis si je ne m'abuse, ne sont pas mal non plus. Un peu de jolies choses dans le métro, ça améliore quand même l'ambiance.
BD Expo '98: j'y étais.
J'ai pas tout vu, parce qu'il fallait tenir le stand de Fanfic dans la section Comiket, et que la partie plus "européenne", séparée de nous par le Mur de Berlin de la suffisance culturelle (et une armée de paravents), est royalement restée à l'écart de l'antre de perdition que constituait à leurs yeux le Comiket. Tant pis pour eux, car c'était là, dans les délires bon enfant des exposants et des passionnés, qu'il y avait de la vie, et que se mélangeaient (un peu. Pas assez quand même) fans de mangas, de comics et de BD indépendante.
Je félicite chaudement les participants du CosPlay (concours de déguisement), qui ont mis une sacrée ambiance, avec une mention spéciale de ma part, dans le désordre, au Grand Pope, à Devil Man, aux trois Shadow Lady et aux deux Video Girl Ai (Katsura aurait adoré), à la petite Gigi / Minky Momo, aux trois personnages de Iria Zeiram, au trio improvisé de "Bastard": Dark Schneider, Arsches-Ne et Yoko; au quatuor de Dragon Quest, à Urd (de Ah My Goddess), aux deux filles de Utena, à Totoro et tous ceux dont les noms m'échappent mais dont les costumes étaient vraiment géniaux. Dommage que vous n'ayez pas pu faire un défilé dans les allées pour que tout le monde en profite vraiment, mais ce sera sûrement arrangé la prochaine fois. Promis, l'an prochain on fera un effort nous aussi même si on ne participe pas au concours de CosPlay proprement dit!
Les fanzines, qu'ils soient en compétition pour le FIA ou pas, étaient plutôt voire très bons. Le fait est qu'il devient possible à presque n'importe qui de faire une mise en page de bonne qualité avec un simple ordinateur et une bonne base d'images, aussi le conseil principal à donner reste: potassez bien vos textes, que ce soient les scénarios des BD ou les articles! Vérifiez vos infos, bétonnez l'orthographe, et affûtez vos crayons pour l'an prochain, ou dès les prochains numéros pour les lecteurs qui vous ont découvert au Comiket.
Parmi les surprises, j'ai remarqué et apprécié la présence à un stand d'une boutique située à Madrid, qui avaient fait le voyage tout exprès et dont la vendeuse était une vraie crème. En plus ils avaient des trucs quasi introuvables chez nous. Je ne vais peut-être pas faire la promotion de toutes les boutiques présentes, je ne suis pas une agence de pub. Toujours dans l'international, outre les journalistes japonais, les responsables du Comiket japonais étaient présents, pour la seconde fois. Dômo arigatô! (et pardon, parce que mon japonais se rouille à toute allure et que j'ai peut-être fait une faute sur les deux mots).
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